La nouvelle méthode de calcul du chômage est entrée en vigueur le 1er octobre 2021. Les données ci-dessous ont été mises à jour à la lumière de la nouvelle réforme pour le calcul des allocations de chômage. À compter du 1er décembre, le temps nécessaire pour recevoir le chômage passe de 4 mois à 6 mois. Les données se trouvent dans la suite de cet article.
Quand vient la rupture du contrat ou les premiers pas sur le marché du travail, Pôle Emploi devient le passage obligé. Cette inscription ne concerne pas que ceux qui bénéficient d’une allocation : même sans droit ouvert, chacun peut accéder à l’accompagnement personnalisé à la recherche d’emploi ou à la formation, par exemple via OpenClassrooms. Mais pour celles et ceux qui peuvent toucher l’ARE, l’allocation de retour à l’emploi, une interrogation revient sans détour : combien, concrètement, allez-vous recevoir chaque mois ?
Le tournant de 2021 a tout changé. Terminé le regard tourné exclusivement vers les 12 derniers mois : il faut désormais considérer l’ensemble des salaires perçus sur les deux dernières années, périodes sans activité comprises. Le mode de calcul s’est étoffé pour coller plus fidèlement aux variations du parcours professionnel.
Pour calculer votre ARE, plusieurs étapes s’imposent. D’abord, Pôle Emploi rassemble vos revenus sur 24 mois et en tire un salaire journalier de référence. Tout découle de ce chiffre. Mais il y a un socle sur lequel chaque demandeur peut s’appuyer : l’allocation ne descend pas sous 29,56 € par jour, ce qui représente environ 916,36 € pour un mois complet.
Calculez votre chômage : les montants garantis
Quel que soit le parcours, le chômage garantit toujours un minimum. Voici les montants attendus selon la situation :
- Chômage minimum à plein temps : 29,56 € par jour, ce qui correspond à 916,36 € pour un mois de 31 jours ou 886,80 € pour 30 jours
- Chômage minimum à mi-temps : 14,78 € par jour, soit 458,18 € par mois
Depuis la réforme, les allocations chômage sont assujetties à l’impôt sur le revenu, avec un prélèvement appliqué automatiquement chaque mois. Ce changement a un impact direct sur tous les allocataires imposables.
Calculer ses droits : la simulation
Il existe un simulateur officiel pour estimer le montant de vos allocations et la durée d’indemnisation. L’outil donne une approximation basée sur votre parcours et vos rémunérations passées. Vous préférez faire le calcul vous-même ? Voici comment procéder :
- Commencez par repérer la base du calcul : ce sont les 24 derniers mois de salaires bruts, hors indemnités de départ, primes exceptionnelles ou congés payés.
- Sur cette période, calculez votre salaire journalier de référence (SJR), clé de voûte de l’ARE.
- Deux méthodes de calcul existent. On applique soit 40,4 % du SJR auxquels s’ajoutent 12,12 € par jour (chiffres 2021), ou bien 57 % du SJR. La formule la plus avantageuse pour vous est retenue.
- Le montant obtenu est multiplié par le nombre de jours indemnisés dans le mois. Résultat : un mois de 31 jours vous rapporte plus qu’un mois de 30.
- Si votre allocation journalière dépasse 85,18 €, ce montant ne peut plus augmenter à partir du neuvième mois, il est plafonné.
- Dès que l’allocation dépasse 120,96 € par jour, une baisse de 30 % s’applique à partir du neuvième mois.
Gardez en tête que le montant affiché est brut. Il faut en retrancher 3 % au titre des cotisations retraite pour connaître le net réellement perçu. Mais, quoi qu’il advienne, le plancher reste fixé à 29,56 € par jour (à l’exception de ceux en formation, qui se voient garantir un minimum ramené à 21,17 €).
Chômage et reprise d’activité partielle : comment ça marche ?
Il est possible, sous certaines conditions, de reprendre un emploi à temps partiel tout en continuant à percevoir une partie de l’allocation chômage. Les principaux critères à remplir :
- Le total mensuel salaire + allocations reste limité au montant de l’ancien salaire perdu.
- L’inscription continue à Pôle Emploi demeure obligatoire.
Tant que vos droits ne sont pas épuisés, ce cumul peut durer aussi longtemps que nécessaire. Les jours travaillés ne sont pas indemnisés, mais prolongent la durée totale de vos allocations, ce qui étale le versement sur une période plus longue.
Le calcul du montant exact, en cas de cumul avec une activité partielle, dépend du nombre d’heures travaillées et du salaire perçu sur la période. Un simulateur en ligne permet d’obtenir une estimation rapide à partir de vos informations individuelles.
Si vous lancez une activité indépendante ou toute mission non salariée, le principe reste possible : vos revenus servent alors de base de calcul. Si ces montants ne sont pas encore connus, une réduction automatique de 30 % est appliquée sur l’allocation, avant une régularisation en fin d’année basée sur vos revenus réels.
Naviguer parmi les règles du chômage, c’est avancer dans un véritable labyrinthe administratif, où chaque détail influe. Pourtant, bien appréhendé, ce système devient une rampe de relance qui sécurise la trajectoire du retour à l’emploi.

