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Décryptage de la gouvernance sous la rupture par le président de l’Udd-Wologuèdè hier

Le réquisitoire de Zéphirin Kindjanhoundé

Par Jean-Louis KOGBEDJI, 12 mai 2017 à 03:22 | 85 lectures
  

Le président pour l’Union pour une Dynamique Démocratique (UDD-Wôlôguèdè) a fait son entrée politique dans l’après midi de ce jeudi 11 mai à sa résidence à Cotonou. Pour la circonstance, il était entouré, entre autres, de l’ancien préfet du Zou-Collines, Armand Maurice NOUATIN et l’ancien Directeur du Cnss, Célestin Coovi AHONON. Au cours de cette sortie médiatique, le député de la 6è législature, Zéphirin KINDJANHOUNDE a fait le réquisitoire de la gouvernance sous la rupture depuis le 6 avril 2016

Le président de l’Udd-Wologuèdè, membre de la coalition de la rupture qui a signé le protocole d’accord politique avec le candidat Patrice Talon aux dernières élections présidentielles a passé la gouvernance sous Talon au peigne fin. Il a abordé notamment plusieurs sujets sur les plans politique et institutionnel, les plans économique et financier et le plan social.

Selon lui, parlant de la gouvernance politique et institutionnelle, les quelques actions de succès enregistrées en 12 mois de gestion du régime du Président Patrice Talon ont été noyées dans un fleuve d’insuffisances et d’échecs. Abordant la démission du ministre de la défense, il déclare qu’il n’ y a plus de gouvernement puisque celui en place depuis avril 2016 est composé de 21 ministres alors que l’actuel de 20 membres ne repose sur aucun décret. Il promet saisir la Cour constitutionnel pour déclarer « nuls » tous les actes posés depuis la démission de Candide Azannai de la tête du ministère de la défense.

M. Kindjanhoundé affirme appartenir à la Rupture « originelle » à laquelle son candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon, a adhérée. Mais il ne se voit pas dans la rupture « actuelle » qui qualifie de « Rupture à la Patrice Talon ».
Sur les plans économique et financier, passe en revue « l’historiquement ambitieuse loi de finance 2017 d’un montant de plus de 2 mille milliards et des levées de fonds opérés par emprunts obligataires » et fait croire que la gestion économique et financière du Président Talon a été une des plus catastrophiques/ désastreuses que le Bénin ait connues. Il cite des cas de gestion qu’il qualifie de catastrophique. Zéphuirin Kindjanhoundé dira aussi de ces 12 derniers mois, que le régime du Président Patrice Talon n’a fait montre d’aucune politique sociale et ne s’est point soucié du vécu quotidien des Béninois. Toutes choses qui lui font dire que le pays va mal. Il indique avoir apporté sa pierre à l’édifice pour aider Talon à mieux faire et le peuple béninois à la sauvegarde de la démocratie. M. Kindjanhoundé affirme « être immunisé contre les éventuelles représailles de sa sortie politique de ce jeudi qui n’est qu’un commencement, dit-il.

L’intégralité de la déclaration du président de l’Udd-Wologuèdè au cours de la conférence de presse

« Chers Militantes et Militants ;
Chers sympathisants ;
Chers amis de la presse ;
Bonsoir et merci pour avoir fait le déplacement de cet après-midi.
Le parti "Union pour une Dynamique Démocratique (UDD- Wôlôguèdè) dont nous sommes le Président a décidé de se prononcer ce jour Jeudi 11 mai 2017 sur l’actualité sociopolitique de notre pays après les 12 premiers mois de gouvernance du régime du Nouveau Départ.
Chers amis journalistes, nous rappelons ici que le parti UDD-Wôlôguèdè à l’instar de son candidat, lors de la présidentielle de Mars 2017, Mr Sébastien Ajavon, était membre de la coalition de la rupture qui a signé le protocole d’accord politique avec le candidat Patrice Talon aux dernières élections présidentielles. C’est cette coalition qui a d’ailleurs permis l’élection du candidat Patrice Talon avec 65% des suffrages exprimés. Seulement depuis le 6 avril 2016 où le Président Talon a officiellement pris les rênes du pouvoir, la quasi-totalité des clauses dudit protocole d’accord a été foulée aux pieds par celui-ci ; nous en voulons pour preuve, entre autre, les actes de priorisation des intérêts personnels au détriment de ceux de la nation lors des tous premiers conseils des ministres avec les auto-paiements de plusieurs de ses sociétés, la versatilité au sommet de l’Etat avec le fameux "j’aviserai" du 08 avril passé, contrairement à son engagement solennel de ne faire qu’un seul mandat. Ainsi le Président Patrice Talon a unilatéralement remis en cause la rupture originelle à laquelle il avait librement adhéré et qui a fait le consensus entre 23 des candidats issus de nombreux partis et mouvements politiques du pays et qui l’ont soutenu au 2nd tour des élections présidentielles de 2016. Mr, Patrice Talon est donc passé de la Rupture Originelle à sa propre rupture. En conséquence, l’UDD- Wôlôguèdè tout en réaffirmant son appartenance à la Rupture Originelle se démarque totalement et entièrement de "la Rupture à la Patrice Talon" dont la gouvernance est calamiteuse sur tous les plans.

A. Au plan politique et institutionnel
En 12 mois de gestion on retiendra au titre de la gouvernance politique et institutionnelle du régime du Président Patrice Talon, quelques actions de succès qui ont été noyées dans un fleuve d’insuffisances et d’échecs. Au titre des dérisoires actions acceptables, nous pouvons citer :
1. Le parachèvement de la désignation des 6 nouveaux chefs-lieux de département ;
2. Un début de maîtrise de l’insécurité ;
3. Le lancement de plusieurs réformes politiques et institutionnelles
En revanche, le nouveau départ en un an a brillé par :
1. Une caporalisation et un musellement de la presse par le gouvernement qui a transformé une partie de ce 4ème pouvoir (que représente les mass-médias) en "une presse de braquage". De ce fait, nous sommes sûrs que certains ’’porte plumes commerçant ?’ à la solde du pouvoir Exécutif vont s’en prendre à nous dès à présent. Mais nous sommes immunisés et nous reviendrons prochainement avec plus de preuves irréfutables.
2. La fermeture tous azimuts et sans raison valable de certains organes de presse qui commettent le péché de ne pas faire que l’éloge du gouvernement.
3. La prise d’assaut des Organisations de la Société Civile par le gouvernement et dont l’une d’entre elles a été transformée en parti politique. Aujourd’hui deux des animateurs (et pas des moindres) de cette Société Civile font la honte du peuple béninois par leur silence coupable. Le peuple béninois avisera dès qu’ils tenteront de transformer leurs Organisations en partis politiques.
4. La destitution hémorragique et en cascade, sur activation de la télécommande habituelle, des maires de bord politique opposé à celui du président omnipotent. Ceci compromet et entame dangereusement aussi bien la cohésion sociale que le développement local tant souhaité par les populations à la base.
5. Des réformes administratives et institutionnelles incohérentes créant exprès des conflits d’attributions où l’on est juge et partie (BAI, B2A, etc. qui sont à la présidence).
6. Le record sans précédent de projets de lois scélérates rejetés par la Cour Constitutionnelle et auxquels le gouvernement refuse de se conformer. Au titre de ces textes, nous pouvons citer entre autre, la loi sur le PPP, celle des collaborateurs extérieurs et celle portant le seuil du montant des marchés gré à gré de 3, 5 milliards à 20 milliards de l’CFA (soit une hausse de près de 500%).
7. La Révision en force et en procédure d’urgence de la Constitution Béninoise du 11 décembre 1990 n’eut été la vigilance du peuple et des 23 députés ayant providentiellement sauvé la Nation toute entière que nous félicitons ici tout en saluant non seulement leur bravoure, leur intellectualisme mais aussi et surtout leur patriotisme. Si ces 23 députés n’avaient pas rejeté ce projet de constitution que quelques personnes se sont enfermées entre quatre murs pour élaborer, dénaturant ainsi le rapport de la commission des réformes politiques et institutionnelles dont le rapporteur fut l’éminent Pro fesseur Joël AÏVO, on aurait assisté entre autre à :
 La dépossession de la prérogative de "ratification des accords de prêts" à la Représentation Nationale au profit du seul Président Talon ;
 La transformation de la Haute Cour de Justice qui est une institution constitutionnelle en un Organe ad hoc : cc qui n’est pas la solution idoine aux problèmes que pose le fonctionnement de cette institution. L’idéal aurait été de simplifier son mode de saisine ;
 La suppression pure et simple du Conseil Economique et Social (CES) dont la contribution s’avère pourtant très utile pour l’enracinement de la démocratie.
8. Le départ, après seulement 11 mois du pouvoir d’Etat, de certains soutiens de première heure qui, pour préserver leur dignité, ont commencé par lâcher le Président Talon. Au nombre de ceux qui l’ont fait à visage découvert, il y a son ministre chargé de la défense à qui l’on refuse même de passer service. Quelle est alors la légitimité de l’actuel gouvernement qui est sans nouveau décret conséquent depuis le 27 mars 2017 ?
9. En fin les mutations successives du PAG au gré des audiences alors qu’il est censé être la boussole du gouvernement jusqu’en 2021. En effet, comment comprendre que le PAG lancé à grands renforts médiatiques et à coût de milliard n’ait pas intégré la très respectable et remarquable Cour Royale de Nikki et qu’il ait fallu la visite du Roi au Palais de la République pour que le Président s’en rende compte et décide d’intégrer en urgence Nikki au PAC. Après Nikki, ce sera prochainement le tour de quelle Cour Royale du pays ? et à la fin du mandat, nous aurions combien de PAG ?

B. Au plan économique et financier

En dehors de l’historiquement ambitieuse loi de finance 2017 qui est d’un montant de plus de 2 mille milliards et des levées de fonds opérés par emprunts obligataires, la gestion économique et financière du Président Talon a été une des plus catastrophiques/ désastreuses que le Bénin ait connues. Rn effet, en un an de pouvoir, on a assisté à :
• Une forte pression fiscale avec l’instauration de nouvelles taxes et la résurgence d’anciennes abolies depuis les années 90 telles que les vignettes et la TVM. Connaissant le niveau de vie et de revenu assez bas des populations dont ils sont les représentants, on se demande d’ailleurs comment les députés ont pu accepter l’instauration de ces nouvelles taxes ? Mais comme si cette pression n’était pas suffisante, le gouvernement a encore institué le prélèvement de 50 FCFA par kg d’anacarde vendu lors que la création et la suppression de taxe sont du ressort de l’Assemblée Nationale.
• Vu Clue trop de taxes tuent l’économie et que l’économie béninoise est essentiellement fiscale, le gouvernement devrait s’attendre à ce que le budget 2017 qui souffrait déjà de la démesure dans ses ambitions ne puisse être réaliste.
• Malgré ces difficultés qui crèvent l’œil, le gouven1emet1t s’est empresse a décaisser et à rembourser les sociétés de Patrice Talon et ceci sans aucun audit ; remettant ainsi en cause le principe établi par ce même gouvernement et selon lequel l’apurement d’une dette intérieure ne devra se faire qu’après audit. Alors qu’au nom du principe de la recevabilité, il aurait été bien séant que le ministre des finances qui a reconnu avoir payé, dès les premières heures du gouvernement, le« Groupe Talon » communique les montants exacts remboursés.
• La liquidation des offices et sociétés J’Etat du secteur agricole qui représente l’un des poumons de l’économie béninoise. Il s’agit entre autre de l’ONASA, l’ONS, de la SONAPRA de la CAIA (Centrale d’Achat des Intrants agricoles), etc. et tout ceci dans le but de concentrer davantage la filière coton et la fourniture d’intrants agricoles aux seules mains de Mr. Patrice Talon. Concernant la SONAPRA dont le Président Talon a acheté la totalité de l’outil industriel en la renommant SODECO, cette même SONAPRA pourrait être restructurée pour continuer à subsister dans le patrimoine de l’Etat. Ainsi au-delà des milliers d’emplois qui ont été supprimés du fait de la liquidation de ces sociétés et offices, le Bénin compte désormais "un seul cotonculteur qui est Patrice Talon pour qui tous les acteurs de la filière ne sont que des ouvriers agricoles".
La relance du Programme de Vérification des Importations (PVI) devenu effectif depuis le 01/04/2017 avec Bénin Control SA qui appartient à la famille Talon. Ainsi les deux (02) poumons de l’économie béninoise (les secteurs agricole et portuaires) sont dans les mains du Président Patrice Talon qui y tire allègrement profit avec sa famille. Ce que nous dénonçons ici n’est pas le Contrôle des importations qui en soi n’a rien de mauvais mais l’UDD-Wôlôguèdè s’insurge contre le fait qu’on dépouille la douane d’une de ses prérogatives pour la confier à une société privée dont le seul souci est la recherche du maximum de profit. Ceci se fait déjà sentir sur l’échelle des prix des produits de première nécessité ; la conséquence est l’aggravation de la misère ambiante. A en croire le ministre de l’Economie et des Finances et les Responsables du SYDOB, le PVI- nouvelle génération aurait intégré les douaniers et serait sans répercussion financière sur les importateurs et commerçants. Au-delâ de la transparence au sommet de l’Etat, l’UDD-Wôlôguèdè exige qu’il soit rendu publics, et dans les meilleurs délais, les contrats liant l’Etat Béninois aux sociétés ATRAL et Benin Control de même que les actuels documents statutaires desdites sociétés. Ce qui pourrait éviter au Chef de J’Etat de tomber sous le coup de l’article 54-alinéa 4 de la Constitution du 11 décembre 1990 avec en ligne principale des questions de conflit d’intérêt.
- L’option du leasing pour les véhicules sans aucune étude préalable sur ses avantages et inconvénients. Le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué que sa stratégie était bien d’initier cette action mais que le gouvernement se réservait le droit de revenir à la situation actuelle si le leasing n’était pas concluant. Il n’a pu donner aucune statistique ayant conduit à opter pour le leasing. Il s’agit d’un aveu grave de pilotage à vue et qui hypothèque nos deniers publics. De plus, dans la mise en œuvre du leasing, il a été prévu la suppression du garage central de l’Etat et la grande question que l’UDD-Wôlôguèdè pose est de savoir" il qui reviendront les voitures à la fin du leasing" car le leasing n’est rien d’autre qu’un crédit-bail. Nous trouvons que le leasing des voitures n’est qu’une navigation à vue qui pourrait coûter plus cher à l’Etat que l’achat des voitures.
- La récupération et exploitation à des fins politiques de la situation de viande avariée du Brésil rien que pour nuire à un secteur d’activité, avec l’article 2 de l’arrêté interministériel portant interdiction temporaire de l’importation des viandes et produits à base de viande en provenance du Brésil. En effet, en quoi l’article 2 est-il lié à la situation qui a prévalu au Brésil ? Cet article 2 stipule : « transport de viande congelée, toutes origines confondues, par les frontières terrestres ». De cet arrêté, qui vise en l’occurrence un homme, un citoyen de ce pays, un grand opérateur économique, le patron des patrons, on sacrifie toute une filière d’activités qui génèrent des recettes fiscales pour le Bénin ? Pourquoi devrait-on ainsi s’enfermer et soumettre l’intérêt général à nos haines personnelles ?

C. Au plan social

Pendant ces 12 derniers mois, le régime du Président Patrice Talon n’a fait montre d’aucune politique sociale et ne s’est point soucié du vécu quotidien des Béninois.
En effet, depuis son installation, le gouvernement n’a posé que des actes qui concourent à des frustrations et une profonde fracture sociale. Il s’agit de :
1. L’annulation des concours dits frauduleux alors que la commission ayant examiné les conditions de déroulement et les résultats de ces concours n’a relevé que quelques irrégularités. Pourquoi ne pas sanctionner simplement mais avec la dernière rigueur les mis en cause et conserver la jouissance du droit de réussite aux autres surtout gue l’Etat est une continuité ?
2. L’indifférence totale du Chef de l’Etat face au drame de Tori-Avamè dont il n’a porté la moindre assistance aux victimes.

3. Le licenciement d’une grande partie des agents des offices et sociétés d’Etat liquidés ainsi gue les ACE du MAEP alors que les milliers d’emplois prévus pour être créés chaque année par le gouvernement sont restés à l’étape de vaines promesses. Pourquoi ne pouvait-on pas maintenir par exemple les agents licenciés au MAEP pour les redéployer dans les Directions Départementales de 1’.Agriculture (DDAEP) et les Agence Territoriale de Développement Agricole (ATDA) ?
Le déguerpissement sauvage et la libération de l’espace public avec un excès’ de zèle et sans non seulement le moindre respect des règles universelles (chacun a droit à 1,5 m de devanture) en la matière mais aussi sans aucune proposition de solution alternative. Ceci a livré les victimes à la misère d’une part et a conduit à l’affaiblissement voire à l’altération des caisses déjà agonisantes de nos mairies. Plus grave et contre toute attente, le Chef de l’Etat a affirmé lors de sa sortie du 8/04/17 que rien n’est encore prévu en matière d’aménagement et que les populations pouvaient encore attendre jusqu’à 5 ou 10ans car le plus important, selon lui, serait d’apprendre à discipliner la population à ne plus s’installer n’importe où et n’importe comment. entendre ces propos du Chef de l’Etat, nous nous demandons si l’élaboration des plans d’aménagement et d’occupation des espaces revenait aux populations ? Ou que si ces plans existaient avant que les populations ne puissent pas les respecter ? Pour l’UDD Wologuèdè, on aurait pu procéder méthodiquement et graduellement en élaborant d’abord les projets d’aménagement des villes, ensuite en mobilisant les ressources nécessaires, enfin en déguerpissant et en reconstruisant artère par artère et ville par ville. En l’état actuel, que faire de la promesse du Président de la République, lors de la présentation du PAG, de lancer l’asphaltage et le bitumage dans toutes les grandes villes du Bénin en juin 2017 ? Comment comprendre alors que ce soit à quelques jours de ce délai que le gouvernement n’ait appelé que 5 maires de son choix sur un critère très peu évident ?
5. La destruction du marché Adjégounlè et la lutte contre les médicaments dits faux. Ici encore les charrues sont mises avant les bœufs. En effet, on aurait pu démultiplier les dépôts pharmaceutiques dans tous les villages et hameaux et sur toute l’étendue du territoire national et ceci sous la supervision des docteurs pharmaciens.
6. La profanation de nos cultures et valeurs endogènes doublée d’un manque de respect il l’égard de toutes les personnalités morales et politiques du pays il l’exception du Président Talon par un groupe spirituel créé et dominé par une jeune fille il qui tout est permis ; on dirait une "deuxième première dame pour notre pays". Le Bénin étant un pays laïc, le dialogue interreligieux devrait être de mise avec une certaine réciprocité de respect des uns envers les aut.res. Normalement le gouvernement n’a qu’un rôle d’arbitre (en vue de préserver la paix et la sécurité des personnes cr des biens) mais le gouvernement de Patrice Talon prend et il visage découvert fait et cause pour ladite secte. Nous précisons ici que nous n’incriminons ni les responsables ni les fidèles de cette secte mais nous dénonçons avec la dernière rigueur le comportement du Chef de l’Etat Mr. Patrice Talon. Si après cette dénonciation, les responsables de la dite secte en l’occurrence sa promotrice se jette une fois de plus dans sa bassesse habituelle il travers les réseaux sociaux et autres canaux de communication, nous aviserons.

De tout ce gui précède, la gouvernance du Président Patrice Talon a généré en 12 mois de nombreuses et néfastes conséquences qui affectent toute la nation et dont les plus graves sont d’une part la concentration de monopole et l’installation d’oligarchie dans les secteurs clés de l’économie béninoise (agriculture et les activités portuaires) et d’autre part une aggravation de la misère avec ses corollaires de chômage, de malnutrition, d’insécurité, etc. Autrement dit, le gouvernement au lieu de veiller à l’amélioration des conditions de vie des populations en luttant contre la pauvreté ; lutte plutôt contre les pauvres. Le comble est l’aveu d’incapacité du Chef de l’Etat à gérer notre pays lors de l’une de ses sorties médiatiques quand il affirmait : « Le pays va mal. Le pays va très mal l » Et comment dans ces conditions le Chef de l’Etat peut-il encore demander a son peuple d’attendre et de se serrer les ceintures pendant au moins deux ans ?
C’est d’ailleurs ce que certains esprits éveillés de la République que nous saluons et félicitons ici ont très vite compris en commençant par tirer sur la sonnette d’alarme très tôt. L’UDD-Wôlôguèdè, les remercie pour leur lucidité et leur patriotisme.
Chers amis journalistes, eu égard à tout ce qui précède et des actes quotidiens que pose le Président Patrice Athanase Guillaume Talon qui est garant de l’ordre administratif et économique, de la sécurité et de la paix, sommes-nous encore loin du Parjure au Bénin ? Nous vous remercions »



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